Benjamin H HODGES

 

hodges benjamin
NUMERO DE SERVICEO-818485
AGE23 ans
DATE DE NAISSANCE24 janvier 1921 à Reynolds Comté de Taylor GEORGIA
ETATGEORGIA
FAMILLE--
GRADE2nd Lieutenant
FONCTION

Pilote

aile pilote

PROFESSION AVANT INCORPORATION-NE
DATE D'INCORPORATION8 septembre 1942
 SQUADRON82ndFighter Squadron
 GROUP78th Fighter Group

citation distingued
ARMY8th US Air Force
DATE DU DECES20 juin 1944hodges benjamin tombe 1
STATUTKIA
LIEU DU DECESRouy le Petit, près de Nesle
DONNEE DE PLAN

P-47 Thunderbolt D25 RE
Numéro de série 42-26446  Codé MX-I

p47 du 78fg

Piloté par le 2nd Lieutenant HODGES 

Macr: 5943

Mission: Protection de B-24 Liberator  attaquant les bases de
V1 (Vergeltungswaffe )  au N de la France

Décollage 05h20 station 357 Duxford, CAMBRIDGESHIRE

Abattu par des chasseurs
Messerschmitt Bf109 -  vers 07h15

METIERENORMANDY AMERICAN CEMETERY de Colleville

Plan du Normandy American Cemetery

TOMBE
BlocRangTombe
G128
DECORATION

Purple Heart

World War II Victory Medal

Photo FDLM

victory medal

 

usaf 8AIRFORCE 78fg 82fs
HISTOIRE

 

Benjamin H. HODGES est né le 24 janvier 1921 à Reynolds dans le comté de Taylor, Géorgie.


Il s’est engagé le 8 septembre 1942 dans l’armée de l’air à Turner Field, Albany, Georgie. Son parcours militaire le conduit dans différentes écoles de pilotage, Camden (Arkansas), Greenville (Mississippi) puis, Craig Field, Salma (Alabama).

Il passe au service actif le 5 décembre 1943 au Training Squadron 109 de San Antonio (Texas). Il termine son entraînement à Dale Mabry Field, Tallahassee (Floride).

Benjamin H. Hodges apparaît en mai 1944 sur les rôles du 78eFighter Group basé à Duxford près de Cambridge.


Il est affecté au Squadron 82, l’un des trois Squadron du FG. Le 20 juin 1944, Benjamin H. Hodges disparaît en accomplissant sa 7ème mission.




Mission


Le 20 juin 1944, le 78th Fighter Group de l’armée de l’air américaine, basé à Duxford en Angleterre, a reçu comme mission la protection de bombardiers lourds B 24 attaquant des bases de V1 dans le nord de la France.


Menés par le capitaine Ben MAYO, les 17 P-47D du 78th Fighter Group décollèrent à 5H20 et pénétrèrent en France à 6H25 par le Cap Gris-nez puis mirent cap au sud.


Dans la région d’Amiens, les pilotes américains aperçurent des traînées orbitant au dessus d’eux à 10.000 mètres.


A 7H05, le 78th FG fut attaqué par plus de 20 Me109 qui se séparèrent en petits groupes en piquant vers le sol.


La Luftwaffe a perdu, au cours de cette matinée du 20 juin 1944, 4 Me 109 dont deux dans la Somme, l’un à Douilly et le second à Esmery Hallon.


Au cours des combats, le capitaine Mayo revendiqua la destruction d’un Me109.


Photo Fdlmà l'école de Pilotage
Photo FdlmParents
Photo FdlmBenjamin & Dorothy
Photo FdlmTombe de Benjamin
Presse sur Benjamin HODGESPhoto Fdlm

 


A la recherche du Lieutenant HODGES


L’avion est tombé à Rouy le Petit, près de Nesle, dans une zone marécageuse bordant le canal du nord.

Les allemands prévenus établissent un rapport sur lequel ils précisent :

"20 juin, 0705, mustang ( ?), près de ROUY le Petit. 100% de dégâts (explosé, écrasé dans marécage, équipage apparemment mort)".
A l’évidence, l’état de l’épave ne leur a pas permis de déterminer le type de l’avion.
Le P51 "mustang" est, avec le P38 "lightning" autre chasseur américain, l’équipement principal des forces aériennes américaines.
Le commandant de la brigade de gendarmerie de Nesle, Tintilier, établit lui aussi un rapport :
"Un avion américain a été abattu vers 19H15. Cet avion a complètement disparu dans l’eau avec son équipage (1 pilote). Il a été identifié par les témoins, l’avion portait une étoile sur la queue. Aujourd’hui, il n’y a aucune trace de l’avion".

A la fin des hostilités, les forces américaines entreprennent de donner une sépulture décente à leur combattant. Encore faut-il le retrouver !

Deux équipes travaillent sur le dossier. L’une cherche à partir de Montdidier et élargit progressivement son périmètre de recherches de façon concentrique aux communes avoisinantes.

L’autre, menée par le Lt jacques F. Snyder, lance un appel à la radio le 26 novembre 1946.

Aimé Leclercq, instituteur à Rouy le Petit, l’entend et prévient les autorités américaines qui se rendent sur place.

Le 12 décembre 1946, il déclare au Lt Snyder:

"Je certifie que sur l’épave de l’avion tombé dans les marais de Rouy le Petit, j’ai trouvé une étiquette d’identification que j’ai donnée à l’équipe américaine. J’étais présent quand l’avion s’est écrasé durant un combat et est tombé d’une grande altitude. Il s’est écrasé dans le marais et s’est profondément enfoncé. Aucune partie de l’avion n’émergeait de la surface de l’eau".

Le maire de Rouy le Petit, M. Agisson déclare de son côté :

"Moi, Maire de la commune, certifie que le 20 juin 1944 à 7H15, un avion s’est écrasé dans le marais sur le territoire de la commune. Aucun reste humain n‘a été découvert près de l’avion, la partie centrale de l’avion étant profondément enfouie dans le marais. L’étendue de l’eau rend périlleuse toute recherche pendant cette saison. Il serait préférable que le travail commence à la saison sèche (juillet- août)".


Le rapport du Lt Snyder laisse peu de doute sur l’identité de l’avion et son pilote :

".. Les quelques pièces que j’ai pu récupérer dans les alentours me permettent d’affirmer que l’avion est un P47D (thunderbolt). Une vérification avec MARIO(*) identifie l’avion comme le P47 D25RE du 78 FG, Squadron 82. Numéro de série 42-26446 piloté par le 2nd Lt HODGES abattu au dessus du village durant un combat aérien. Selon les témoins qui n’ont pas vu de parachute sortir de l’avion (qui s’écrasa dans le sol en piqué à pleine vitesse) et le fait qu’aucun reste humain n’a été trouvé près du lieu du crash, il est vraisemblable que le corps du Lt Hodges est toujours dans la partie principale de l’avion enterrée profondément dans la boue".


Il ne laisse aucun doute non plus sur les dangers liés aux opérations de récupération :

"Durant mes recherches j’étais enfoncé dans des sables mouvants jusqu’à mi-corps".


Le 13 septembre 1947, le 2nd Lt HAYDEN est sur le site pour récupérer l’épave et son pilote :

"Malheureusement, dès mon arrivée, j’ai trouvé un marécage qui contenait encore une quantité excessive d’eau et de boue, trop importante pour que les opérations deviennent un succès. La chaussure gauche contenant le pied avec des fragments d’os brisés a été récupérée dans la partie inférieure du cockpit de l’avion. Aucune autre partie de l’avion et aucun autre ossement n’ont été trouvés durant les importantes opérations de fouilles".


Le Lt Hayden conclut en identifiant le pilote comme étant le Lt HODGES. Ses restes sont provisoirement inhumés, le 3 octobre 1947, au cimetière de Blosville dans la Manche, "Inconnu X-456".

Ce n’est que le 26 août 1948 que la famille Hodges est prévenue que les restes retrouvés sont bien ceux du Lt Hodges.

Le Lt Benjamin H. HODGES repose à présent au cimetière américain de Normandie de Saint Laurent Sur Mer. (carré G, rangée 12, tombe 8)


(*) MARIO : Missing Aircraft Research Investigation Office.
Une équipe d’une quinzaine de militaires de l’armée de l’air américaine qui fournit l’expertise technique nécessaire à l’identification d’un type particulier d’avion par l’étude des équipements embarqués. L’expertise de cette équipe était déterminante pour les recherches menées par la Graves Registration (service des sépultures) notamment dans les cas les plus difficiles.



Remerciements à : M. J-P Ducellier (l'un de ses ouvrages a fortement inspiré ce récit), Mme P. Hannecart, Mme V. Crilley. M. C. Archambault, M. P. Ben, M. F. Bolgert, M. J.H. Kitchens, la famille Nunn et M. Salomé, maire de Rouy Le Petit.

 

SOURCE INFORMATION & PHOTOFrancecrashes39-45.net  - Jean-Noël PECHEUR - Somme-aviation-39-45.fr 
PROGRAMMEURSFrédéric & Renaud