John Burrel SCHENK

 

schenk john
NUMERO DE SERVICE20363661
AGE28  ans
DATE DE NAISSANCE13 octobre 1916 
ETATVIRGINIA
FAMILLEMarié: Ivylyn Camack JORDAN HARDY
GRADEStaff Sergeant
FONCTIONInfantry
PROFESSION AVANT INCORPORATIONGestionnaire de stock dans MagasinNE
DATE D'INCORPORATION3 février 1941 Comté de Bedford VIRGINIA
PFC dans la Garde Nationale
BATTALION COMPANY1st Battalion - Company A
REGIMENT 116th Infantry Regiment
DIVISION 29th Infantry Division
Surnom "Blue and Gray"
Devise "29th Let's go!"
DATE DU DECES6 juin 1944schenk john tombe
STATUTKIA
LIEU DU DECESDog Green, Omaha Beach
CIMETIERE PROVISOIRE

CIMETIERE PROVISOIRE de St LAURENT - N°3582

st laurent

Voir histoire des cimetière provisoire

CIMETIERENORMANDY AMERICAN CEMETERY de Colleville

Plan du Normandy American Cemetery

TOMBE
BlocRangTombe
I1420
DECORATION
Purple HeartPhoto FDLM

 

us army div 29 116ri 116th Infantry coa
HISTOIRE

schenk john femme

Ils se sont fait une promesse que tous les jours à 17h, ils penseraient l'un à l'autre

 

John Schenk, le sergent des communications, n’était pas si optimiste.

Dans une lettre adressée à sa femme Ivylyn juste avant l’invasion, il a noté qu’un de ses cousins était arrivé en Angleterre et dit qu’il savait que la mère du garçon était morte d’inquiétude pour lui. Puis, Schenk écrivit :

"Ce n’est pas le moment de s’inquiéter pour lui, maintenant. Tout ce qui nous sauvera désormais, c’est Dieu, la Chance et un profond trou de renard. Et ce dernier doit être très profond, aussi."


Il a également écrit que dans les semaines juste avant le Jour J, ses cheveux étaient devenus blancs.

Il avait 27 ans.

Je voudrais partager quelques lettres de fêtes écrites par un gars de Bedford à sa merveilleuse femme, Sergent John B. Schenk à Ivylyn Jordan Schenk.

“12 Octobre 42

Ma Lynn Chérie, oh oui, tu as deviné. J’ai juste un petit peu le mal du pays. Pense à tout l’amusement que je rate en étant ici. Quand tu auras cette lettre, ce sera probablement Noël alors j’espère que tu en auras un bon.

Deux des garçons étaient dans ma chambre et ils ont apporté un cake aux fruits avec eux. Nous parlions de ce que nous allions faire en rentrant à la maison et nous avons tous dit que la première chose serait de partir en lune de miel.

Bien sûr, j’ai dû leur raconter la nôtre et ils étaient tous d’accord que c’était mieux que voyager…”

“16 Décembre 1942

7:30P.M.

Ma Lynn Chérie, plus que neuf jours avant Noël et je n’ai pas le moindre esprit de Noël…Je suis invité à un dîner de Noël avec les mêmes personnes avec qui j’ai dîné hier soir. Nous avons vraiment passé un bon moment. Chaque personne avait un pied en argent de chaque côté de son assiette. Quand j’ai terminé mon plat, j’avais utilisé chaque pièce alors je pense que j’en ai fait bon usage...”


24 Décembre, 1942

Angleterre, Ma Lynn Chérie, voici le soir de Noël et je suis à 4000 miles de toi mais mon cœur et mon âme sont avec toi.

Mon amour pour toi augmente chaque jour. Chaque soir et plusieurs fois par jour, je prie pour ton bonheur. Je prie aussi pour une fin rapide à cette stupide guerre et d’après l’allure que prennent les choses, mes prières sont en train d’être exaucées.

Quand je dis « stupide », je le pense. Dis-moi ce qu’on peut gagner avec une guerre. Bien sûr, c’est différent pour nous. Notre liberté était menacée et nous nous battons pour la garder. Je suppose qu’aimer la paix avant tout est la raison pour laquelle je pense que tous les désaccords pourraient s’arranger sans pertes de vies. Il faut des personnes civilisées pour voir ça de cette façon, j’imagine.

J’étais en ville ce matin et les Britanniques, comme les Américains, croient en Noël.

Tout le monde te salue avec un sourire et te souhaite un joyeux Noël.

Des gens comme ça ne pouvaient croire en la guerre. Sur chaque visage souriant, tu pouvais voir que Dieu y était. Ces gens croient en lui, tout comme nous.

Même le prisonnier Allemand a un sourire pour nous. C’est peut-être parce qu’il reçoit plus à manger que d’habitude mais je crois qu’au fond de lui, il est très semblable à toi et moi. Il est forcé de combattre par les menaces d’Hitler. Pour lui, c’est soit se battre, soit mourir de faim. Quoi qu’il en soit, chérie, nous, les Alliés, allons gagner cette guerre. C’est pour toi, que nous nous battons, pas pour nous-mêmes. Nos vies ne valent même pas un billet Confédéré et tu sais par l’Histoire que ça n’a pas beaucoup de valeur.”

“… A en juger cette lettre, tu pourrais penser que j’ai le mal du pays mais vraiment, ce n’est pas le cas. Bon, pas beaucoup, en tous cas. Je donnerais un bras rien que pour te voir et te tenir contre moi et te dire combien je t’aime.

Chérie, tu es tout ce que j’ai alors prend bien soin de toi. Dieu va bientôt me faire revenir.    Bonne nuit et Joyeux Noël. Avec tout mon amour, John.”

 



SOURCE INFORMATION & PHOTOClive TIRLEMONT
PROGRAMMEURSFrédéric & Renaud