Harrell L COLE

 

cole harrell l
NUMERO DE SERVICE533424
AGE22 ans
DATE DE NAISSANCE17 avril 1922 Tehuacana Comté de Limestone, TEXAS
ETATTEXAS
FAMILLEParents: Frank K & Bessie Leonard COLE
GRADESecond Lieutenant
FONCTION--
PROFESSION AVANT INCORPORATION--TX
DATE D'INCORPORATION--
REGIMENT318th Infantry Regiment
DIVISION80th Infantry Division
DATE DU DECES19 aout 1944cole harrell l tombe1
STATUTKIA
LIEU DU DECESSecteur Crennes, ORNE
CIMETIEREBRITTANY AMERICAN CEMETERY de St James

Plan du Cimetière Américain de St James

TOMBE
BlocRangTombe
E137
DECORATION
Purple HeartPhoto FDLM
European African Middle Eastern CampaignEAMECampaign
American Campaign Medalamerican campaign medal
World War II Victory Medalvictory medal
Combat Infantryman Badgecombat infantryman badge
 us army div 80318ir
HISTOIRE

cole harrell l tombe


Historique des combats pour la prise d' Argentan du 12 au 21 août 1944

La Libération d’Argentan : de l’Histoire aux mémoires

Par Tristan Rondeau, jeune historien de la ville.

Le 20 août 1944, des soldats du 317e régiment d’infanterie de la 80e division américaine pénètrent dans Argentan libérée, à hauteur du croisement de la rue de la Poterie et de la rue Aristide-Briand.
Occupée depuis le 17 juin 1940 par les troupes allemandes, Argentan bascule pleinement dans la tourmente de la guerre lorsqu’elle est frappée par plusieurs bombardements dans l’après-midi et la soirée du 6 juin 1944, le jour du débarquement des troupes alliées sur les plages de Normandie.
D’autres bombardements aériens visent encore Argentan au cours des mois de juin et juillet : l’objectif est de détruire entièrement la ville, principalement les infrastructures et voies de communication. Ces amas de ruines doivent entraver la montée au front des renforts allemands.
Suite aux événements du 6 juin, la majorité des Argentanais et des réfugiés abandonnent la cité ornaise pour trouver abri dans les villages alentours. Place forte de la Résistance départementale, Argentan et ses environs sont en outre le théâtre de nombreuses actions menées par les différents réseaux locaux. En juillet et août 1944, la répression, menée de concert par les troupes allemandes et la Gestapo française, fait de terribles ravages parmi les rangs des résistants (2).
Une libération retardée
Après de longues semaines d’âpres combats à travers le bocage et les plaines de Normandie, les troupes alliées atteignent les faubourgs sud d’Argentan le 12 août 1944. Dans la soirée, les premières patrouilles de la 5e division blindée américaine profitent de l’obscurité pour pénétrer dans la ville. On s’aperçoit alors que les troupes allemandes y sont présentes en nombre. Les entrées de la ville sont défendues par plusieurs canons, chars et mitrailleuses.
Le lendemain, depuis leurs positions à Mauvaisville et Sarceaux, les Américains décident par deux fois d’attaquer en force. Ils laissent sur le terrain une dizaine de blindés détruits sans pouvoir pénétrer dans la ville. L’initiative est alors laissée aux Forces françaises libres, à la 2e division blindée du général Leclerc.
Dans un premier temps, une cinquantaine de soldats, répartis en plusieurs patrouilles et menés par le lieutenant Carage, parviennent à déjouer la vigilance des Allemands. Les fantassins, légèrement armés, gagnent la ville en passant par les près et les jardins. Après avoir brièvement rencontré le maire, Yves Silvestre, et célébré (fort prématurément) la Libération de la ville, ils se dispersent et inspectent différents quartiers.
À mesure qu’ils progressent dans la ville, les accrochages avec les Allemands se multiplient. Cependant que ces patrouilles ont lieu, des blindés français, placés sous les ordres du lieutenant-colonel Roumiantzoff, avancent le long du boulevard Victor-Hugo, vers la gare et le centre-ville.
À nouveau, l’attaque échoue : de nombreux soldats sont tués ou blessés, plusieurs chars détruits (3). Les Français finissent par se replier dans la soirée.
Baptême du feu à Argentan
À partir du 14 août, les troupes alliées reçoivent l’ordre de se désengager totalement d’Argentan et de rester en position au sud de la ville.
Tout au plus effectuent-elles quelques reconnaissances et patrouilles dans les faubourgs. Au même moment, l’artillerie américaine et française commence un bombardement de la ville qui s’étend sur six jours, selon une intensité variable. De fait, la Libération d’Argentan aurait pu avoir lieu dès le 13 août. Divers facteurs ont poussé les officiers d’état-major alliés à ne pas engager les troupes américaines et françaises au nord d’Argentan (4).
D’aucuns, et particulièrement le général Omar Bradley, commandant en chef des forces américaines en Normandie, pensaient alors que la majorité des troupes allemandes ayant fui l’encerclement, il était plus judicieux de se projeter vers la Seine plutôt que vers la vallée de la Dives.
Après avoir compris leur erreur, les chefs alliés décident de dépêcher en urgence une unité dans le secteur d’Argentan, afin continuer, avec les deux autres unités engagées dans le secteur (la 2e DB à l’ouest d’Argentan et la 90e division d’infanterie américaine entre Silly-en-Gouffern et Gacé) à la fermeture de la Poche de Falaise-Chambois par le sud-ouest.
Combats à Urou-et-Crennes
C’est ainsi que la 80e division d’infanterie américaine reçoit l’ordre, dans la matinée du 17 août, de modifier son itinéraire et se diriger vers Argentan. L’ordre est si précipité qu’un tiers de la division (environ 5 000 hommes) manque à l’appel.
En outre, cette unité, commandée par le major general Horace McBride, a débarqué début août en Normandie : alors qu’elle s’apprête à combattre à Argentan, elle est donc totalement inexpérimentée. Après avoir pris position dans la nuit du 17 au 18 août dans le secteur de Juvigny-sur-Orne et Aunou-le-Faucon, les premiers fantassins américains s’élancent vers Sai, Urou, et Crennes à l’aube du 18 août, après une courte préparation d’artillerie.
Le plan est simple : les Américains entendent s’emparer d’Argentan après avoir contourné la ville par l’est et s’être assurés du contrôle des hauteurs de Sévigny et de la forêt de Gouffern. Dans un premiers temps, l’Ure est rapidement franchie par les fantassins, qui s’emparent ensuite de Sai et d’Urou sans difficulté.
La situation est tout autre une fois la route de Paris franchie : les troupes progressent alors à découvert dans la plaine de Crennes. Dissimulés sur les hauteurs de la forêt et dans les fermes, les Allemands font usage de toute la puissance de feu dont ils disposent. Les tirs nourris de leurs mitrailleuses et canons clouent sur place les GI’s et leurs infligent de lourdes pertes.
En fin de matinée, quatre blindés américains sont détruits en quelques secondes alors qu’ils s’apprêtaient à venir prêter main forte aux fantassins. La situation est critique pour la 80e division : repoussés à chaque assaut, les Américains se replient au sud de la route avant de repartir à l’attaque. De plus, de nombreux soldats et officiers sont tétanisés par leur première expérience du combat, les communications fonctionnent mal, de nombreux véhicules s’embourbent au moment de franchir l’Ure, véritable fossé antichar naturel (tous les ponts ont été démolis par les Allemands quelques jours auparavant). Pour la seule journée du 18 août, plus de 200 soldats furent envoyés à l’hôpital de campagne de la division. Le bilan de cette première journée est conséquent. Non seulement les soldats américains n’ont pas réussi à progresser plus de cent mètres par-delà la route, mais ils ne sont pas parvenus à se maintenir sur ces positions.
Argentan libérée le 20 août
Au matin du 19 août, ils s’élancent de nouveau depuis Urou et le hameau de Bordeaux en direction de Crennes et Sévigny. La situation est similaire à celle de la veille, si ce n’est pire : pendant une grande partie de la journée, une compagnie entière du 318e régiment d’infanterie est immobilisée par les tirs allemands entre Crennes et Urou.
Dans l’après-midi, les soldats de cette unité se retrouvent encerclés et une centaine d’entre eux est finalement capturée par les Allemands. En fin de journée, après d’autres assauts infructueux, les Américains parviennent finalement à progresser et à atteindre les premières maisons de Crennes. Mais alors que la nuit tombe, certaines unités s’égarent : plutôt que de rester en position ou de rebrousser chemin, des groupes de soldats continuent d’avancer. Ils finissent par franchir la route de Trun et atteindre les hauteurs près de Sévigny, leur objectif final. Mais la situation est encore précaire : tandis qu’à minuit, l’artillerie américaine écrase littéralement la ville par un bombardement intense et coordonné, les derniers défenseurs allemands se retirent. Tôt le matin du 20 août, des combats rapprochés et intenses ont lieu sur la route de Trun, à hauteur du lieu-dit le Tellier.
Une fois ceux-ci achevés, les soldats américains investissent progressivement Argentan par les routes de Trun, Paris et Coulandon. Dans l’après-midi, la 80e division annonce officiellement avoir libéré et nettoyé la ville.
Les soldats qui pénètrent dans Argentan découvre une cité en ruines, partiellement en proie aux flammes en raison des bombardements nocturnes, et où seule une centaine de civils est demeurée, sur les 6 000 habitants que comptait la ville avant la bataille. Une cérémonie de remise de drapeaux est organisée dans l’après-midi avec le maire et les officiers américains face à l’hôtel de ville partiellement détruit, devant les objectifs des photographes et opérateurs cinématographiques.
Les Américains livrent encore quelques combats d’arrière-garde dans les bois au nord de Sévigny et de Crennes au cours de l’après-midi du 20 et le 21 août, avant que la bataille ne se termine définitivement.
De récentes recherches, menées de manière empirique, ont établi que la 80e division déplora 547 pertes humaines à Argentan en quatre jours de combat : 18 soldats américains furent capturés, 400 blessés et 129 tués ou portés disparus.

SOURCES INFORMATIONSAbmc.gov -  Honorstates.org
SOURCES PHOTOSFindagrave.com - Frédéric LAVERNHE
PROGRAMMEURSFrédéric & Renaud