Alton L. HOUSE 

 

house alton
NUMERO DE SERVICEO-1012166
AGE27 ans
DATE DE NAISSANCE5 juillet 1917
ETATTyler, TEXAS
FAMILLEMarié
Fille: Chari L
GRADEFirst  Lieutenant
FONCTION--
PROFESSION AVANT INCORPORATION-TX
DATE D'INCORPORATIONSeptembre 1934
 SQUADRON86th Cavalry Reco Squadron
Troop C
DIVISION  6th Armored Division
DATE DU DECES5 août 1944house alton tombe
STATUTKIA
LIEU DU DECESCarhaix-Plouguer ( Finistère )
CIMETIEREBRITTANY AMERICAN CEMETERY de St James

Plan du Cimetière Américain de St James

TOMBE
BlocRangTombe
O320
DECORATION
Purple HeartPhoto FDLM
us army div arm 6 86cav rec sqa
HISTOIRE

 

Chari L. House parle de son père

Mon père avait 27 ans et un mois (5 juillet 1917) lorsqu’il fut tué au combat soit à Plouguer (selon le rapport journalier de la compagnie C) soit à Carhaix (comme cité dans le livre de Charles Barbour, historien du 86th, « Mount Up » et lisible sur : www.erols.com/barbourm/brittany). 

Mon père était orphelin, il avait perdu sa mère quelques mois après sa naissance. Depuis tout petit son père ne pouvait pas s’occuper de lui, alors il fut élevé par ses trois sœurs et son frère avant qu’il s’engage dans l’armée en septembre 1934. 

En 1941 il convainquit ma mère qu’il devait se marier et dix mois et sept jours plus tard, il devint père d’une petite fille, son seul enfant. Il était fier et heureux d’avoir une famille à ses côtés, d’après le témoignage de ma mère.

Je n’ai connu mon père que 17 mois avant qu’il soit envoyé loin de nous et je n’en garde donc aucun souvenir.

Ma mère m’a raconté plein d’histoire sur lui et combien il m’aimait, et j’ai pu lire quelques lettres de lui qu’il nous avait envoyées. Tout cela a fait que je n’ai pas oublié d’aimer mon père jour après jour. 

J’ai eu beaucoup de mal à admettre qu’il soit enterré en terre étrangère, mais grâce au fondateur de « American World War II Orphans Network » et à certains de ces membres, j’ai accepté de ne pas ramener son corps aux États-Unis et qu’il n’était pas seul, mais avec ceux tombés avant lui et après lui. Certains jours j’espère pouvoir me recueillir sur sa tombe et ainsi lui dire au revoir.

Après toutes ces années, j’ai enfin brisé le mur du silence en posant des questions à ma mère, aux survivants du 86éme, et à un ami proche qui fut stationné au Camp Coke et qui était très proche de mes parents.

Ma mère n’a jamais accepté sa mort, c’était sa façon à elle de l’aimer encore. Espérant autre chose que la mort de son mari. Un jour elle le retrouvera à nouveau.

Depuis que j’ai rejoint l’association des orphelins de la WWII, et avec leur aide, j’ai retrouvé le commandant de compagnie Capitaine Robert KING, qui a connu mon père. 

Il a été d’une grande aide pour me dire ce que mon père aimait. Dans les histoires que j’avais entendues, je pensais que mon père était respectueux et humain avec les autres, et le capitaine a confirmé cela. 

Mon père était volontaire pour reconnaitre en tête d’escadron et le Capitaine m’a dit que c’était toujours comme ça. En faisant cela mon père a perdu la vie sauvant d’autres soldats.

Une lettre du département de la guerre signé par le général de brigade Robert H DUNLOP, en tant que « Adjutant General », décernant à mon père la « Silver star ». Il ma raconté ce qui c’était passé. (Mon père savait qu’il ne reviendrait pas à la maison, il en avait déjà parlé dans ses lettres et il l’a fait en ce jour fatidique du 5 aout 1944) 

Je le cite « Durant une mission de reconnaissance pour la brigade, il se porta volontaire pour prendre le commandement de la section d’éclairage. Rencontrant un point de résistance qui avait déjà détruit trois chars, il lança sa section directement sous le feu ennemi afin de tenter de détruire l’obstacle ». 

Ma mère reçu sa « Purple heart » et sa « Silver star » à titre posthume en janvier 1945 lors d’une cérémonie a Fort Riley, Kansas.

 

Mon père est mort pour ce qu’il aimait le plus, sa Patrie, sa femme et sa fille dans cet ordre mais sans favoriser l’un ou l’autre. Je suis fier d’être sa fille. 


SOURCE INFORMATION & PHOTOJF PELLOUAIS - Frédéric LAVERNHE
PROGRAMMEURSFrédéric & Renaud